28 septembre 2007
DSK: “C’est pour moi une joie, un honneur et une responsabilité”
« Le Conseil d’administration du Fonds Monétaire International vient de me choisir pour succéder à Rodrigo de Rato au poste de Directeur général.
C’est pour moi une joie, un honneur et une responsabilité. Je veux remercier Jean-Claude Juncker, grâce à qui tout a commencé ; Nicolas Sarkozy, qui au nom de la France a appuyé avec force ma candidature ; les ministres de l’Union Européenne qui m’ont fait confiance et plus largement tous ceux qui m’ont apporté leur voix.
Fort de la puissante légitimité que me donne le très large soutien dont j’ai bénéficié, notamment dans les pays émergents et les pays à bas revenus, je suis déterminé à engager sans tarder les réformes dont le FMI a besoin pour mettre la stabilité financière au service des peuples en favorisant la croissance et l’emploi ».
Dominique Strauss-Kahn
26 septembre 2007
Santini après le deni, la corruption
La cour d'appel de Versailles a confirmé, mercredi 26 septembre, la mise
en examen d'André Santini pour des infractions financières présumées
dans le cadre de la création de la fondation Hamon.
La
chambre de l'instruction a rejeté la requête en annulation de procédure
déposée par M. Santini, suivant ainsi les réquisitions de l'avocat
général. Le secrétaire d'Etat chargé de la fonction publique a été mis
en examen le 30 mai 2006 pour "prise illégale d'intérêts", "faux et usage de faux" et "détournement de fonds publics". Son avocat, Me Grégoire Lafarge, a confié son intention de se pourvoir en cassation, en sollicitant un examen immédiat.
Le coût du paquet fiscal plombe les finances publiques
Le budget 2008 marque une pause dans la réduction des déficits
Le projet de loi de finances 2008 est construit sur une hypothèse de croissance de 2,25 %. Le coût du "paquet fiscal" limite la baisse du déficit budgétaire.
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Les dépenses n'augmenteront pas plus vite que l'inflation. La norme est plus rigoureuse que par le passé du fait de l'élargissement de son périmètre aux prélèvements sur recettes pour les collectivités locales et l'Europe. Par ailleurs, 22.900 postes de fonctionnaires seront supprimés, une coupe en deçà de l'engagement de Nicolas Sarkozy de ne pas remplacer un fonctionnaire sur deux partant à la retraite.
Les incertitudes conjoncturelles et le coût du " paquet fiscal " limitent les recettes. Les mesures les plus importantes - et les plus chères - concernent la réforme du crédit d'impôt recherche et de la majoration du crédit d'impôt sur le revenu au titre des intérêts d'emprunt immobilier (40% la première année). Le gouvernement veut aussi amplifier les transmissions d'entreprises en réduisant de six à deux ans la durée de l'engagement collectif de conservation pour être exonéré de l'impôt sur les successions.
Le gouvernement envisage aussi de soumettre à un prélèvement libératoire de 16% les dividendes versés par les sociétés. Cette disposition a le mérite de faire entrer par anticipation de l'argent dans les caisses de l'Etat. La participation de la Caisse des dépôts au budget s'élèvera en 2008 à 2,250 milliards d'euros. Cette somme est inférieure à sa contribution pour le budget 2007, qui s'élevait à 2,8 milliards.
Le projet de loi de finances pour 2008 n'affiche qu'une réduction limitée du déficit par rapport à 2007. Son bouclage a été contraint par l'adoption cet été du "paquet fiscal". Sous l'hypothèse d'une croissance de 2,25 %, le gouvernement prévoit de ramener le déficit public à 2,3 % de la richesse nationale, contre 2,4 %, attendu pour 2007. Le poids de la dette, qui devrait atteindre 64,2 % de la richesse nationale à la fin décembre 2007 (chiffre révisé avec la dette de la SNCF), soit 1.150 milliards d'euros, serait, lui, réduit à 64% à la fin 2008. Quant au déficit budgétaire, il devrait avoisiner les 41,7 milliards d'euros, ressortant donc à peine inférieur à celui inscrit dans la loi de finances pour 2007 (41,9 milliards d'euros) mais supérieur en exécution puisque le déficit 2007 devrait s'établir à 38,3 milliards d'euros ce qui relativise un peu plus les efforts de redressement des finances publiques.
Pour expliquer la lenteur - comparée notamment avec l'Allemagne - à assainir les comptes publics, qui attire les foudres de la Commission européenne, le gouvernement argue du "choc de confiance" qu'il a souhaité provoquer dans l'économie avec son "paquet fiscal" afin de booster la croissance et pouvoir ensuite enclencher les réformes structurelles. Mais le ralentissement de la croissance et la hausse des taux d'intérêt ont compliqué la tâche du gouvernement dans son bouclage du budget 2008.
Pour parvenir à afficher un niveau de déficit inférieur à 42 milliards d'euros, le gouvernement a donc dû consentir un effort jusque-là inédit sur les effectifs. En 2008, près d'un départ à la retraite sur trois de fonctionnaires ne sera pas remplacé, soit 22.900 postes supprimés. De même, les dépenses de l'État ne devront pas augmenter plus vite que l'inflation, soit 1,6%.
Reste à voir la réaction de Bruxelles. "Le commissaire Joaquin Almunia et ses services sont en contact régulier avec le gouvernement français", indique à La Tribune sa porte-parole Amelia Torres. "Sa position sur les finances publiques françaises est bien connue. La surveillance des finances publiques de la France et autres pays de l'Union, surtout ceux qui n'ont pas encore mis leur situation budgétaire sur une base soutenable, est un acte continu, afin d'éviter des dérapages".
Défense: des effectifs en recul mais les crédits pour un second porte-avions
Le ministère de la Défense apportera en 2008 une contribution
significative à la politique de réduction des effectifs de la fonction
publique, avec 6.037 postes de moins, tout en se ménageant la
possibilité de financer la construction d'un éventuel second
porte-avions. Au regard de ses effectifs (425.000 fonctionnaires
environ), la Défense apportera la deuxième contribution de tous les
ministères à l'objectif de non remplacement d'un fonctionnaire sur
trois partant à la retraite en 2008, derrière le Budget et devant
l'Education nationale. Mais le budget permettra "de poursuivre le plan
d'amélioration de la condition militaire" avec une enveloppe
supplémentaire de 102 millions d'euros pour les traitements et primes.
Par ailleurs, Bercy a précisé qu'aux 15,33 milliards d'euros de crédits
d'équipement (armements, infrastructures, matériel et maintien en
condition opérationnelle) prévus en 2008, s'ajouteront "3 milliards
d'euros conditionnels dont l'ouverture dépendra des décisions
stratégiques prises à l'issue des travaux du Livre blanc" qui
redéfinira la politique de défense de la France pour les quinze
prochaines années. Selon le ministère de la Défense, ces trois
milliards ont pour vocation à financer un éventuel second porte-avions.
23 septembre 2007
Institut LH2 pour Libération: L’IDENTITÉ DE LA GAUCHE
Tant que les socialistes n’auront pas tranché sur les sujets qui les divisent, leurs capacités de conviction seront entravées.
Or cette clarification sera périlleuse.
Le problème n’est pas seulement d’arbitrer entre des sensibilités différentes au sein du parti.
Il est de définir une orientation qui tienne compte des clivages profonds qui traversent le « peuple de gauche » lui-même. Une fort intéressante enquête LH2 a mis en lumière l’incroyable diversité idéologique des Français qui se situent à gauche.
En analysant leurs opinions sur toute une batterie de questions, l’institut a dégagé quatre grande familles bien distinctes.
La première catégorie en nombre (37%) est celle des « libéraux-autoritaires » : favorables au libéralisme économique et partisans de la fermeté sur les questions sociétales. Autrement dit, une « gauche » étrangement proche du sarkozysme… Non seulement cette composante pèse lourd dans l’électorat potentiel de ce camp, mais elle est aussi celle qui regroupe la plus grande proportion d’ouvriers et d’employés.
La seconde famille de gauche est celle des « sociaux-libéraux » (26%) qui ont souvent voté pour François Bayrou et qui espéraient en Dominique Strauss-Kahn.
Viennent enfin les « étatistes » (24%), fidèles aux conceptions traditionnelles de la gauche, et les « anti-libéraux » (15%), de tempérament gauchiste.
Comment diable fédérer des positions aussi antagonistes ?
Une gauche qui resterait hyper-plurielle n’est pas promise à un destin majoritaire.
Bâtir une nouvelle cohérence s’impose à elle comme une tâche aussi ardue qu’indispensable.
Lire l'intégralité de l'enquête LH2
20 septembre 2007
Grand oral
DSK auditionné par le FMI
Challenges.fr | 20.09.2007 | 07:00
L'ancien ministre de l'Economie, candidat à la succession de Rodrigo Rato, a déjà le soutien des Etats-Unis et de l'Europe.
Dominique Strauss-Kahn (c) Reuters
Dominique
Strauss-Kahn, candidat à la direction générale du Fonds monétaire
international (FMI), est entendu jeudi 20 septembre à Washington par
les administrateurs de l'institution financière. Avant son audition à
16 heures (14 heures GMT), il se disait "serein".
Le Tchèque Josef Tosovsky, concurrent de DSK, a été entendu mardi.
La candidature de Dominique Strauss-Kahn, ancien ministre socialiste de
l'Economie, a été présentée par l'Union européenne tandis que celle de
Josef Tosovsky, banquier central de carrière, qui fut Premier ministre,
l'a été par la Russie.
Le prochain président du FMI doit succéder à l'Espagnol Rodrigo Rato, démissionnaire.
Le vote doit avoir lieu le 28 septembre.
Crise de gouvernance
Après soixante années d'existence, le FMI est confronté à une crise de
représentativité. Les pays émergents disputent la règle non-écrite
selon laquelle l'Europe choisit le directeur général du FMI, tandis que
les Etats-Unis désignent le président de la Banque mondiale.
Dans le discours qu'il a prononcé mardi devant les administrateurs,
Joseph Tosovsky s'est posé en défenseur des pays les moins représentés.
"Si le Fonds veut exercer une surveillance plus robuste et jouer un
plus grand rôle dans les grands problèmes actuels, il faut qu'il y ait
-et qu'on ait globalement le sentiment qu'il y a- des conditions de jeu
vraiment équitables".
UE et Etats-Unis contrôlent 49% des droits de vote
DSK a déjà reçu le soutien de l'Argentine, de la Bolivie, ou encore du
Chili. Ces soutiens, cumulés à ceux de l'Union européenne et des
Etats-Unis, qui contrôlent près de 49% des droits de vote à eux deux,
devraient assurer son élection.
Par comparaison, la Russie, qui soutient Joseph Tosovsky, ne possède que 2,7% des droits de vote.
Le Fonds a précisé que les candidats seraient choisis sur "la base de leur expérience professionnelle et de leurs compétences".
De leur côté, les Etas-Unis ont jugé la candidature de DSK “solide“,
avant de lui apporter officiellement leur soutien mercredi.
"L'expérience et le dynamisme de Dominique Strauss-Kahn l'ont bien
préparé à mener avec vigueur la réforme du FMI, notamment la nouvelle
décision du Fonds sur les politiques de taux de change et l'octroi
d'une voix plus forte aux pays émergents", a déclaré le secrétaire
américain au Trésor, Henry Paulson
Mondialisation : les atouts de la France
L’ancien Premier ministre Dominique de Villepin avait demandé au Conseil d’analyse économique de mener une réflexion sur les atouts de la France dans la mondialisation et la façon de mieux les valoriser. Le CAE y a répondu par plusieurs contributions individuelles rassemblées dans ce rapport.
Mettre le projecteur sur les atouts de l’ouverture et de la mondialisation ne signifie pas que l’on néglige les défis et certains coûts, les uns temporaires d’autres permanents, de la mondialisation mais puisque les débats francofrançais privilégient souvent ces défis et ces coûts, il n’était pas inutile d’aborder, pour une fois, les avantages de l’ouverture et les atouts de la France.
Plusieurs lignes de force se dégagent de ces contributions, qui conjuguent diagnostics et recommandations.
La France bénéficie de la mondialisation, en dépit de la perception négative qu’en a l’opinion publique. L’émergence des pays asiatiques et d’Europe centrale crée de nouvelles opportunités à l’exportation dont la France tire profit. Les importations en provenance de ces mêmes pays permettent aux consommateurs de consommer à moindre prix des biens de consommation courante et procurent des gains de pouvoir d’achat importants.
Le deuxième point marquant est que la France ne profite pas autant de la mondialisation qu’elle le pourrait.
Patrick Artus met en évidence les forces et les faiblesses de la spécialisation internationale de la France, par comparaison avec nos principaux partenaires et concurrents. Il analyse également les ressorts de cette spécialisation internationale et les principaux déterminants de l’attractivité des territoires. Un facteur important de la compétitivité des entreprises aujourd’hui, bien mis en évidence par plusieurs études, est la segmentation géographique de la chaîne de production et de valeur, c’est-à-dire le recours à des importations de biens intermédiaires permettant d’optimiser les coûts de production. L’Allemagne, le Japon et les États-Unis par exemple, sont bien plus avancés que la France dans ce processus, dans la mesure où ils font plus appel à des fournisseurs de pays émergents. La France est également en retard sur le Royaume-Uni et les États-Unis en termes de distribution de pouvoir d’achat par les importations de biens de consommation courante.
Philippe Aghion et Élie Cohen proposent de combiner des politiques transversales et des politiques colbertistes traditionnelles. Les premières, de type
• investir dans l’éducation supérieure, en donnant aux universités une véritable autonomie et en créant les conditions d’une concurrence entre elles ;bottom-up, se justifient dans les activités où les coûts fixes sont importants et où la coordination entre plusieurs agents est nécessaire (transports armements), et dans les secteurs stratégiques où notre pays doit se rapprocher de la frontière technologique, sans que cela porte atteinte à la concurrence (énergie, santé, biotechnologie).
• développer notre système financier, inapte à financer les activités les plus risquées mais les plus porteuses ;
• créer des passerelles entre recherche fondamentale et recherche industrielle, notamment en favorisant le développement des structures d’incubation.
Les politiques colbertistes, de type
Élie Cohen et Thierry Madiès soulignent la pertinence de la politique des pôles de compétitivité. Celle-ci permet en effet de tirer un meilleur parti des ressources déjà présentes dans un territoire donné en exploitant mieux les synergies liées à la proximité des entreprises, des établissements d’enseignement supérieur et des centres de recherche. Élie Cohen montre que la politique menée peut toutefois être améliorée, étant caractérisée par une insuffisance des moyens, une trop grande dispersion dans leur utilisation et une gouvernance parfois défaillante.
Daniel Cohen et Thierry Verdier enfin centrent leur contribution sur la mondialisation immatérielle, qui concerne plus particulièrement les secteurs culturels (édition, musique, audiovisuel, cinéma), la pharmacie et l’informatique. Même si, dans le domaine culturel, la production nationale reste majoritaire, du moins en France, il y a dans tous ces secteurs une prédominance américaine sur les marchés de l’exportation. Une explication économique peut être avancée : les entreprises américaines disposent d’un grand marché intérieur qui leur permet d’amortir les coûts de conception et rend facile la concurrence par les prix sur les marchés extérieurs. La menace ne vient pas tant de la mondialisation que d’une domination américaine accrue et d’une absence de diversité culturelle. La protection des producteurs nationaux semble d’autant moins adaptée que ceux-ci ont une part de marché national de près de 60 %. Il semble plus urgent de permettre à l’Europe de jouer le rôle de base arrière qui bénéficie tant aux États-Unis.
Ces différentes contributions ont été présentées à Dominique de Villepin, Premier ministre, et à Thierry Breton, ministre de l’Économie, des Finances et de l’Industrie, lors de la séance plénière du CAE du 6 mars 2007.
Christian de Boissieu Président délégué du Conseil d’analyse économique
15 septembre 2007
Il était une fois...
Il était une fois un parti qui après de multiples échecs électoraux s' est fait la promesse que plus jamais cela n'arriverait.
Pour cela, il décida de se donner les moyens pour changer les pratiques. Il lança une véritable révolution pour se rapprocher enfin des attentes des militants mais surtout des français.
Juré craché, il n'y aurait plus de candidat naturel, on retrouverait la parité, une place serait faite à toutes les sensibilités sur les listes.
Cependant ce tableau idéaliste ne semble pas retracer la réalité dans toutes les sections. Comme dans Astérix, il reste des irréductibles qui se permettent des jugements de valeurs sur des camarades et qui coute que coute s'accroche à un destin personnel plutôt que de laisser place à toutes les sensibilités.
Comme le titre de mon article fait référence aux contes de fées, souhaitons que ce bastion "machisant" ne soit qu'illusion et que tout le monde se rappellera que nous faisons de la politique pour représenter les interets de nos concitoyens et qu'il faut être en mouvement permanent et laisser les nouvelles têtes apporter les nouvelles idées...
Lionel Le Guen
14 septembre 2007
Deux "Manifeste" pour la rénovation
Manifeste pour un socialisme nouveau
C’est un document de travail, une base de départ, pour un manifeste du socialisme nouveau que nous, militants de Socialisme et Démocratie, voulons soumettre à nos camarades à l’occasion de notre rassemblement de La Rochelle.
C’est dans notre esprit le début d’un processus ouvert de réflexion militante, qui a commencé depuis plusieurs semaines sur notre site. Beaucoup de nos amis ont déjà apporté leurs suggestions de changements et d’approfondissements.
Nous voulons en faire un outil de dialogue. Nous lisons et nous lirons les réflexions d’autres groupes de camarades et nous en tiendront compte. Vive la confrontation entre militants qui se respectent !
Nous en ferons un texte plus abouti après les rendez vous de travail que nous nous donnons pour les prochaines semaines.
Nous entendons, par ce travail et cette écoute, faire de la « rénovation » en vogue plus qu’un rafraîchissement de façade, la définition d’une identité politique progressiste et solidaire face aux défis de la période qui vient.
Nous entreprenons cette démarche, tout simplement, pour contribuer à préparer, sérieusement et fraternellement, l’avenir du Parti socialiste et de la Gauche.
Lire le manifeste
Manifeste pour une gauche moderne, par les Gracques
Les Gracques est le nom collectif choisi par un groupe d'anciens collaborateurs du président de la République François Mitterrand et des gouvernements des premiers ministres Michel Rocard, Pierre Bérégovoy et Lionel Jospin (Le Monde du 2 avril). Les Gracques s'étaient fait connaître, en mars, en appelant à un rapprochement entre Ségolène Royal et François Bayrou. Après leur récente université d'été, ils entendent désormais contribuer à la rénovation d'une gauche sociale-démocrate et réaliste.
Leur petit groupe s'est longtemps retrouvé pour évoquer, le soir au dîner, sa vision de la "gauche moderne", tout en se désolant de devoir mettre un mouchoir sur ses idéaux. Les uns faisaient partie des cabinets socialistes, les autres des instances du PS, mais dans ces cercles, les mots "libéral", ou "social-démocrate" qu'ils emploient volontiers aujourd'hui restaient tabous.
C'est peu dire que le flottement puis l'échec de la gauche à la présidentielle les a libérés. Depuis, les Gracques ont élargi leur cercle, séduit des hauts fonctionnaires, des avocats, des intellectuels et des banquiers d'affaires, bref, toute une élite attachée à la gauche, mais dans une version nettement plus blairiste. Le 26 août, lors de leur première université d'été, devant Michel Rocard et le secrétaire général de la CFDT François Chérèque, le leader du Parti démocrate italien et maire de Rome Walter Veltroni et l'économiste anglais, père de la "troisième voie", Anthony Giddens, ils ont affiché la couleur : "Nous sommes idéalistes, nous pensons que ce sont les idées qui font naître les révolutions, des Lumières au New Labour."
Lire le manifeste
08 septembre 2007
Les masques tombent..., le reveil sera douloureux
La Tribune.fr - 07/09/07 à 9:35 - 418 mots
finances publiques
Le déficit budgétaire français se creuse en juillet
Le déficit atteint 47,44 milliards d'euros en juillet, contre 38,17 milliards un an plus tôt. Une "dégradation apparente" selon Bercy, qui explique que les chiffres de 2006 étaient gonflés par de fortes recettes de privatisation.
Le déficit du budget de l'Etat s'est élevé à 47,44 milliards d'euros fin juillet, contre 38,17 milliards à la même date en 2006, rapporte ce vendredi le ministère du Budget et des comptes publics. "Cette dégradation apparente du solde budgétaire en juillet résulte pour l'essentiel du fait que le solde au 31 juillet 2006 enregistrait d'importantes recettes de privatisation en attente d'utilisation", précise le ministère dans un communiqué.
"Hors
recettes de privatisations, le solde général d'exécution au 31 juillet
enregistre une diminution de 3,18 milliards d'euros par rapport au même
mois en 2006, et par rapport à juillet 2005, une amélioration de 4,39
milliards", ajoute Bercy. En juillet, les dépenses du budget général
totalisent 164,60 milliards d'euros contre 160,55 milliards un an plus
tôt.
Cette augmentation des dépenses ne remet pas en cause l'objectif d'une
hausse de 0,8% à la fin de l'année conformément aux prévisions de la
loi de finances, souligne le ministère. A la fin juillet, les recettes
nettes du budget général s'élèvent à 134,94 milliards, en hausse
d'environ 2 milliards par rapport à 2006 à la même date. "A périmètre
constant, les recettes fiscales nettes s'inscrivent, à la fin du mois
de juillet, en progression de 1,4% par rapport à la même période de
l'année dernière (+2,2 milliards)", précise Bercy.
L'augmentation des recettes fiscales se concentre principalement sur l'impôt sur les sociétés (+1,9 milliard, en hausse de 5,3% d'une année sur l'autre). Les recettes de l'impôt sur le revenu diminuent de 3,1% (soit -1,1 milliard) sous l'effet de la réduction automatique des acomptes dont ont bénéficié les contribuables qui reflète la baisse d'impôt liée à la réforme du barème. Elles sont aussi impactées par un décalage calendaire dans le remboursement des excédents de versement intervenu un mois plus tôt cette année.
Enfin, les recettes non fiscales sont en forte hausse d'une année sur l'autre (+3,5 milliards d'euros par raport à la fin juillet 2006) en raison du niveau élevé des dividendes versés à cette période de l'année.
07 septembre 2007
Rocard: "Nous sommes des sociaux démocrates"
"Je regrette que mon parti soit dans cet état d'absence intellectuelle", affirme l'ancien Premier ministre qui appelle les dirigeants du PS à abandonner l'idée de "rupture" et à se battre pour "des réformes pas à pas, tranquillement".
Michel Rocard, a vivement critiqué, vendredi 7 septembre sur France Inter, les conflits de personnes au sein de la direction du PS qui, selon lui, "parle comme de l'eau de bidet depuis un an et demi".
"Je regrette que mon parti soit dans cet état d'absence intellectuelle", a affirmé Michel Rocard. Selon lui, "le Parti socialiste parle comme de l'eau de bidet depuis un an et demi parce qu'il y a trop de contradictions entre ses membres". Pour lui, c'est principalement la direction du parti qui est en cause.
"Nous sommes des sociaux démocrates"
En effet, l'ex Premier ministre, qui avait fait le déplacement à l'université d'été de La Rochelle, y a vu "un corps profond du PS", "sain", qui en aurait "assez des ambigüités et de ses impuissances".
Pour Michel Rocard, ces "ambigüités" résultent de l'incapacité de ses dirigeants à faire des "choix clairs". "Nous sommes des sociaux démocrates, nous ne voulons plus vendre je ne sais quelle rupture, parce qu'on ne sait pas avec quoi rompre et on ne sait pas ce qu'on mettrait à la place.", a affirmé Michel Rocard. "Nous voulons nous battre pour des mesures, des avancées, des réformes pas à pas, tranquillement, comme Européens et comme sociaux démocrates".


