15 mai 2008
Le droit de grève remis en cause par Sarkozy
article tiré de La TRIBUNE.Fr 15/05/08
L'annonce a été faite par Nicolas Sarkozy jeudi soir à l'issue de la grève des fonctionnaires. Selon ce projet, les enseignants souhaitant faire grève devront se déclarer 48 heures avant l'arrêt de travail.
Les enseignants grévistes devront se déclarer 48 heures à l'avance |
Les syndicats d'enseignants vont avoir du mal à savourer leur grève réussie de ce jeudi contre les suppressions de postes dans l'Education nationale. Alors que le gouvernement maintient ferme sa position, le président de la République a annoncé en fin de journée le dépôt avant l'été d'un projet de loi sur un "droit à l'accueil des enfants inscrits dans nos écoles" lors des mouvements de grèves. Ce texte instaurera la déclaration préalable des enseignants grévistes 48 heures avant l'arrêt de travail.
"Je respecte le droit de grève. C'est une liberté fondamentale qui est garantie par la Constitution. J'ai bien l'intention de la respecter", a affirmé le président de la République. Mais "la grève pose des difficultés insurmontables à beaucoup de familles, en particulier aux familles les plus modestes. Elle pose des problèmes d'égalité", a-t-il poursuivi. "Mon devoir, c'est de les entendre aussi".
La quasi-totalité des fédérations et syndicats de l'Education, y compris l'enseignement privé sous contrat, les syndicats de lycéens et les parents d'élèves FCPE appelaient à manifester aujourd'hui contre les 22.900 suppressions de postes dans la fonction publique, dont 11.200 dans l'Education (8.830 dans le public) prévues en 2008, alors que 35.000 sont déjà annoncées pour 2009.
Un dispositif de service minimum d'accueil était testé ajourd'hui, les municipalités qui le souhaitaient pouvant mettre en place un dispositif d'accueil des enfants. La rémunération des personnels chargés de cet accueil est en principe assurée par un reversement des prélèvements effectués sur les salaires des enseignants grévistes.
11 mai 2008
Le Congrès
Delanoë et Royal "n'ont aucune chance" de prendre la tête du PS, estime Arnaud Montebourg
LEMONDE.FR avec AFP | 11.05.08 | 11h20 • Mis à jour le 11.05.08 | 11h21
AP/MICHAEL SAWYER
M. Montebourg met en garde le maire de Paris et l'ancienne candidate à la présidentielle contre le choix, "désastreux pour la gauche", de "présidentialiser le parti".
Un "super mécano", "un patron de parti capable de rassembler toutes les gauches" et, à terme, un leader qui "a vocation à devenir le premier ministre de la future gauche au pouvoir, au service du président élu en 2012". Tel est, aux yeux d'Arnaud Montebourg, le portrait-robot du premier secrétaire dont le Parti socialiste a besoin.
Partant de ce constat, qu'il livre dans un entretien accordé au Journal du dimanche du 11 mai, le président du conseil général de Saône-et-Loire assure que "Bertrand Delanoë et Ségolène Royal n'ont aucune chance d'obtenir la majorité au PS pour en prendre la tête, car les militants ne veulent pas être les otages d'une guerre des chefs". Selon lui, "le choix d'un candidat pour 2012 devra se faire ultérieurement, dans le cadre d'une primaire ouverte à toute la société française".
En conséquence, M. Montebourg met en garde le maire de Paris et l'ancienne candidate à la présidentielle contre le choix, "désastreux pour la gauche", de "présidentialiser le parti". Jugeant le texte qui pourrait servir de base à une motion des partisans de M. Delanoë "d'un classicisme jospiniste exemplaire", Arnaud Montebourg estime que Pierre Moscovivi pourrait être "le premier secrétaire de la reconstruction".
07 mai 2008
Bertrand Delanoë lance la bataille du Congrès socialiste
A six mois du Congrès du PS, le maire de Paris Bertrand Delanoë, considéré comme un des principaux prétendants pour 2012, mène l'offensive en proposant un texte «de fond», à débattre lors d'une réunion à la fin du mois.
Sous le titre «clarté, courage, créativité: pour un grand Congrès socialiste», le texte de 11 pages prône «un congrès d'idées». «N'ayons pas peur de nos différences. Tranchons-les par le débat et par le respect du choix des socialistes. Nous y gagnerons tous en lisibilité et en unité». Le premier signataire du document, publié le jour anniversaire de la défaite de Ségolène Royal à la présidentielle, est Bertrand Delanoë, «animateur de cette équipe», précise l'eurodéputé Harlem Désir.
90 signataires dont Elisabeth Guigou et Lionel Jospin
Suivent quelque 90 signataires, dont l'ancien Premier ministre Lionel Jospin dont Bertrand Delanoë est proche, les maires PS de Toulouse, Strasbourg, Grenoble, Rennes, Le Mans, Nevers, l'ancienne ministre Elisabeth Guigou et nombre d'élus parisiens ainsi que des militants de base. Les signataires ont eu des «parcours» variés et soutenu dans le passé pour certains Lionel Jospin, d'autres Ségolène Royal, Dominique Strauss Kahn ou Laurent Fabius, rappelle Harlem Désir.
«L'initiative n'est pas un scud contre Ségolène Royal», assure-t-on dans l'entourage du maire de Paris. L'ex-candidate, qui a déjà annoncé sa candidature pour 2012, a de son côté jugé «prématuré d'entrer dans une bataille de Congrès».
Un livre d'entretiens avec Laurent Joffrin
Le maire de Paris qui va publier le 22 mai un livre d'entretien avec le directeur de «Libération», Laurent Joffrin, n'a pas révélé ses ambitions.
Mais Elisabeth Guigou a pris les devants et lancé mardi un appel pour qu'il prenne la tête du parti: «Je souhaite que les conditions soient réunies, elles ne le sont pas encore tout à fait, pour que Bertrand Delanoë soit le leader» du PS. «J'y travaille activement avec d'autres.»
Le texte se prononce contre «un premier secrétaire de transition et d'attente jusque en 2011, ce serait la stagnation assurée». «Nous ne gagnerons pas 2012, quelles que soient les qualités du candidat, si les années 2008 - 2011 sont gelées.»
Une position qui va à l'encontre des voeux des fabiusiens et des strauss-kahniens et s'oppose aux multiples candidatures de quadras ou quinquas qui ne convoitent pas 2012 (Julien Dray, Pierre Moscovici). Ségolène Royal, elle, n'a pas non plus caché ses intentions pour la direction du parti.
Le document rejette -comme Delanoë l'a fait aux municipales- une alliance avec les centristes de François Bayrou, une des options chères à Ségolène Royal.
Sur la base de ce texte, une rencontre nationale est prévue le 24 mai à la Mutualité à Paris où «sont invités tous les militants qui veulent écrire une contribution ensemble» en vue du Congrès. Une possible étape vers une motion pour le Congrès, sur laquelle voteraient les militants.
03 mai 2008
Franchises médicales...Sans commentaire.
http://www.dailymotion.com/asi/video/x59f4d_pecresse-ment-sur-les-franchises-me_news
