SOCIAL-DÉMOCRATIE 06

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17 novembre 2008

DSK voit dans le plan d'action du G-20 un pas important vers le renforcement de la coopération internationale

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Le Directeur général du Fonds monétaire international (FMI), M. Dominique Strauss-Kahn, a salué aujourd'hui l'issue du Sommet du G-20 sur les marchés financiers et l'économie mondiale, voyant dans le plan d'action adopté à cette occasion un pas important franchi par la communauté internationale vers le renforcement de la coopération pour surmonter la crise financière mondiale et étayer la capacité du FMI à contribuer à cette entreprise.

« Le sommet d'aujourd'hui était important au regard de ses participants. Un nouvel ordre économique mondial se dessine, plus dynamique et plus inclusif que n'importe quel autre » a précisé M. Strauss-Kahn, ajoutant que « l'importance de ces rencontres tient également à ce qui y a été convenu. Je citerai comme résultat le plus remarquable de la réunion de ce week-end l'accord sur un plan d'action et la détermination de tous les participants à le mettre en oeuvre de façon énergique et intégrale. Le FMI entend appuyer vigoureusement ce travail, ainsi que le préconise le G-20 ».

« Je me réjouis de ce que les dirigeants du G-20 aient appuyé vivement le rôle important que joue le FMI dans la gestion des crises et dans la réforme de l'architecture financière internationale » a déclaré M. Strauss-Kahn, qui a précisé : « outre l'aide que nous apportons à certains pays membres en difficultés, en mobilisant un soutien rapide et effectif, nous avons créé une nouvelle facilité de liquidité à court terme et continuons de revoir nos instruments et mécanismes ».

M. Strauss-Kahn a souligné la détermination des dirigeants du G-20 à agir de façon concertée pour relever les défis macroéconomiques mondiaux, en agissant à la fois sur la politique monétaire et la politique budgétaire. La modération des risques d'inflation offre la possibilité de relâcher la politique monétaire. Cela sera certes important, mais ne suffira pas.

M. Strauss-Kahn a également salué l'importance attachée à la relance budgétaire, qu'il juge désormais essentielle pour renouer avec la croissance mondiale : « les plans de relance des pays réussiront d'autant plus à accroître la production intérieure que les principaux partenaires commerciaux auront également adopté ce type de plan ».

La Déclaration du Sommet reconnaît que certains pays jouissent d'une plus grande marge de manoeuvre que d'autres. M. Strauss-Kahn a ainsi ajouté « Nous estimons que les pays - avancés ou émergents - dont les dispositifs de politique budgétaire sont les plus solides, qui sont mieux à même de financer une expansion budgétaire et dont la dette est manifestement la plus viable doivent ouvrir la voie ».

M. Strauss-Kahn a par ailleurs salué l'engagement des dirigeants à renforcer les moyens et les capacités du FMI. Il a ainsi, une fois de plus, remercié le Premier Ministre japonais, M. Aso, pour son offre généreuse d'apporter 100 milliards de dollars au FMI afin d'aider à financer les prêts aux pays touchés par la crise.

M. Strauss-Kahn a souligné l'appui du G-20 au renforcement de la mission du FMI en matière de surveillance macroéconomique, de prêts aux pays membres en difficultés et d'assistance au renforcement des capacités dans les pays émergents et en développement. Il s'est dit « particulièrement satisfait de la détermination de tous les membres du G-20 à entreprendre des Programmes d'évaluation du secteur financier (PESF) », ajoutant que « le FMI est prêt à s'atteler immédiatement à ces évaluations dans l'intérêt des pays du G-20 qui n'ont pas encore entrepris un PESF ».

M. Strauss-Kahn se réjouit de ce qu'il ait été convenu de renforcer le rôle du FMI dans ses conseils de politique macro-financière, et notamment de la demande formulée à l'intention du FMI et d'autres instances pour qu'ils élaborent des recommandations destinées à diminuer la procyclicalité dans les régimes réglementaires. Selon lui « c'est aujourd'hui quelque chose de très important ».

Il a également évoqué l'engagement du G-20 à ne pas ériger de nouvelles barrières au commerce ou à l'investissement durant les 12 mois à venir et précisé que « les régimes ouverts d'échange et d'investissement sont très importants pour la croissance ».

« La Déclaration transmet en outre un message important, signalant que le monde est déterminé à faire en sorte que le FMI, la Banque mondiale et les autres banques multilatérales de développement disposent de moyens suffisants pour aider nos pays membres à surmonter la crise ».

M. Strauss-Kahn a par ailleurs noté que le plan d'action souligne le rôle que le FMI est appelé à jouer dans sa mise en oeuvre, en indiquant notamment des mesures immédiates à entreprendre d'ici le 31 mars 2009. Il a salué l'accord sur les principes de réforme des marchés financiers, et notamment l'engagement à renforcer la coopération internationale. « Le rôle du FMI dans la réforme des marchés financiers s'appuie sur sa responsabilité de surveillance du système financier mondial, conformément à la mission initialement confiée par l'accord de Bretton Woods. Il s'appuie également sur notre capacité d'analyse des liens entre les marchés financiers et l'économie réelle. Nous avons déjà vu combien ces liens peuvent être importants. Le monde doit mieux les appréhender, et le FMI fera ce qui lui incombe pour veiller à ce qu'il en soit ainsi ».

M. Strauss-Kahn a enfin déclaré : « Je me réjouis de constater que désormais de nombreux pays sont impliqués dans les discussions, aussi bien directement que par le biais d'organisations internationales, dont le FMI, qui représentent la quasi-totalité des pays de la planète. Je suis très satisfait du déroulement de la première série de discussions ».

Posté par soc et dem à 14:46 - Commentaires [1] - Permalien [#]

Commentaires

Croissance au ralenti

Les changements sur les marchés financiers sont pourtant longs à se mettre en place.
Des comportements à hauts risques restent très pratiqués et les rémunérations et autre bonus malgré la crise, sont encore plus élevés.
Pour l'opinion publique il s'agit là d'une forme de provocation tant les difficultés économiques existent désormais. Par manques de crédits pour les entreprises et les ménages, l'économie est au ralenti.

Posté par immobilier, 14 septembre 2009 à 12:18

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